L’addiction à Facebook passée au crible

L’addiction à Facebook passée au crible

Pourquoi sommes-nous tant accros à Facebook ? Michaël Stora, psychologue et psychanalyste, spécialiste des addictions liées au monde numérique, nous en dévoile les raisons et ça peut faire mal…

  • Se mettre en valeur sous notre meilleur jour, souvent peu proche de la réalité, une sorte de « faux-soi » fantasmé, maquillant la réalité (et correspondant bien à la culture de la côte ouest des États-Unis : étaler sa vie pour montrer à quel point elle est belle, intéressante voire renversante).
  • S’exhiber de façon permanente et parfois incontrôlée, pour exister, au point de tout dévoiler, de voir sa vie privée et son intimité disparaître.
  • Se rassurer et se sentir moins seul par le réconfort que nous apporte Facebook et qui nous empêche de voir à quel point nos vies peuvent être parfois creuses et ennuyeuses.

 

Et cela entraîne des situations et des comportements parfois difficiles :

  • Il devient difficile de rompre avec certaines parties de son passé parfois douloureux (rupture amoureuse, décès d’un proche dont le profil existe toujours…).
  • Le harcèlement et le lynchage sont devenus monnaie courante tout comme le ‘’ghosting’’, cette faculté de ne plus supporter les désaccords et de quitter brutalement une conversation, physique ou virtuelle, comme on ferme un onglet sur Internet.
  • Les filtres d’opinion (ou «bulles» idéologiques) nous proposent, grâce aux algorithmes, des personnes et des contenus en accord avec nos convictions, nous confortant dans nos croyances sans être peu confrontés à la différence, voire à nous manipulant. D’ailleurs, nous résilions en priorité les personnes qui n’ont pas nos opinions.
  • Des comportements comme le compétiteur (être meilleur que les autres avec un besoin compulsif de publier beaucoup de contenus), l’observateur (à l’affût, pour voir ce qui s’y passe, sans rien attendre de précis), l’interacteur (en connexion pour avoir de vrais échanges) et le troll (spécialiste de la controverse et de la provocation).

 

Et même si nous savons que Facebook utilise abusivement nos données, une majorité reste connectée à ce réseau social. C’est à chacun de se questionner sur son usage des réseaux sociaux (et de son téléphone, des jeux vidéo…) et de son équilibre de vie. Pour lire la totalité de l’article.